Suzanne REICHENBERG actrice Comédie Française carte de vi

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30660
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Gallargues-le-Montueux

01. Suzanne Reichenberg (1853-1924), Sociétaire de la Comédie Française, carte de visite autographe, 8x4,6cm. 

Provenance : archives de la comédienne Louise Conte (1923-1995) 


Suzanne Reichenberg débute sa carrière de comédienne en 1868 dans le rôle d'Agnès de L'École des femmes à la Comédie-Française. Théophile Gautier la dépeint ainsi, au lendemain de ses débuts :


« Mlle Reichenberg a une délicieuse figure fine et candide où l'esprit brille à travers l'innocence. Ses cheveux blonds s'harmonisent avec son teint rosé et blanc, qui ne doit rien au blanc de perles ni au fard; elle a des yeux bleus pleins de lumière et de douceur, un sourire d'une grâce enfantine, et dans la voix cette fraîcheur argentée de la jeunesse qui plaisait tant à J.-J. Rousseau. Ses proportions sont mignonnes et délicates comme celles de la Psyché de Canova. »


L'année suivante dans son feuilleton, sur les Faux ménage, Th. Gautier appelait encore Mlle Reichemberg « une fleur, un sourire, un printemps ! »


« Aussi ingénue que fantaisiste » (Boni de Castellane), elle fut la reine des ingénues au théâtre entre 1870 et 1900. Dans les années 1890, Georges Clémenceau, en accoutumé de la vie théâtrale de son temps, lui fut proche. (Clémenceau, Michel Winock, Editions Perrin Collection Tempus, chap. VII, p. 137)


Marcel Proust l’évoque en 1894 : « toute gracieuse, habillée de rose pâle et coiffée d’un large chapeau blanc que couvre de grandes plumes roses. » (Essais et articles, Collection Folio essais (n°236) Editions Gallimard, p. 362-363)


Dans La Recherche, il la fait également apparaître et la met en scène. « Monsieur de Guermantes, ..., s’était présenté au foyer de la Comédie-Française et avait prié Mlle Reichenberg de venir réciter des vers devant le roi, ce qui avait eu lieu et constituait un fait sans précédent dans les annales des raouts. » (Le côté de Guermantes, II, Chapitre deuxième)


Elle est, dans La Prisonnière, l'image opposée de Sarah Bernhardt : "C'est comme une personne qui prétendrait être à la fois Reichenberg et Sarah Bernhardt" dit Charlus à Madame Verdurin à propos de la comtesse Molé.


Le dessert appelé « crêpes Suzette » aurait été ainsi nommé en son honneur. La recette a été créée par Auguste Escoffier qui fut le chef de cuisine du Grand Hôtel de César Ritz avant de diriger les cuisines de l'Hôtel Savoy à Londres. C'est là qu'il servit au prince de Galles, le futur roi d'Angleterre Edouard VII, des crêpes cuisinées avec du curaçao (on utilise depuis du Grand Marnier). Le futur souverain suggéra de donner au mets le nom de Suzanne Reichenberg, la jeune femme qui l'accompagnait au dessert. Ainsi naquit la crêpe... Suzette qui contrairement aux idées reçues, ne fut pas flambée à ses débuts. 


Carrière théâtrale 


1868 : L'École des femmes de Molière : Agnès

1869 : Julie d'Octave Feuillet : Cécile

1869 : Le Mariage de Figaro de Beaumarchais : Fanchette

1870 : Esther de Jean Racine : une jeune Israélite

1871 : Athalie de Jean Racine : Joas

1871 : Christiane d'Edmond Gondinet : Christiane

1871 : Les Plaideurs de Jean Racine : Isabelle

1875 : Les Projets de ma tante de Henry Nicole

1875 : Bataille de dames d'Eugène Scribe

1875 : Tartuffe de Molière : Marianne

1875 : La Grand'maman d'Édouard Cadol : Alice

1875 : L'Ilote de Charles Monselet et Paul Arène : Fleur-de-Sauge

1876 : L'Ami Fritz d'Émile Erckmann et Alexandre Chatrian : Suzel

1876 : Dom Juan ou le Festin de pierre de Molière : Mathurine

1879 : Le Mariage de Figaro de Beaumarchais : Chérubin, puis Suzanne

1880 : Le Bourgeois gentilhomme de Molière : Lucile

1886 : Un parisien d'Edmond Gondinet : Geneviève

1886 : Hamlet, prince de Danemark d'après William Shakespeare : Ophélie

1887 : Francillon d'Alexandre Dumas : Annette

1887 : Vincenette de Pierre Barbier : Vincenette

1887 : La Souris d'Édouard Pailleron : Marthe de Moisan

1888

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