PIERRE DESPROGES COFFRET 4 CD RÉQUISITOIRES DU TRIBUNAL DES

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Méry-sur-Cher

PIERRE DESPROGES

 

LES RÉQUISITOIRES DU TRIBUNAL DES FLAGRANTS DÉLIRES

 

COFFRET 4 CD

 

Année 1993

Très bon état

 

CD 1

Henri Pescarolo ; Léon Zitrone ; François de Closets ; Yvan Dautin ; Jacques Séguéla ; Patrick Poivre d’Arvor ; Alain Gillot-Pétré

 

CD 2

Intro ; Rober Lamoureux ; Renée Saint-Cyr ; Georges-Jean Arnaud ; Djamel Allam ; Gérard Vié ; Daniel Cohn-Bendit ; Jean d’Omesson ; Huguette Bouchardeau

 

CD 3

Georges Guétary ; Roger Coggio ; Charles Dumont ; Gisèle Halimi ; François Béranger ; André Balland ; Robert Dhéry ; Sapho

 

CD 4

Jean-Marie Le Pen ; Marcel Marceau ; Yannick Noah ; Jean-Marc Roberts ; William Sheller ; José Giovanni ; Inès de la Fressange ; François Romério

 

REPÈRES

 

Le Tribunal des flagrants délires est une émission de radio satirique française diffusée entre 11 h 30 et 12 h 45 sur France Inter, de septembre 1980 à juin 1981, puis de septembre 1982 à juin 1983.

 

Elle s'inspirait elle-même d'une émission antérieure de chansonniers, « Procès pour rire », au début des années 1960 avec Frida Boccara.

 

Produite par Monique Desbarbat, l'émission avait pour cadre un tribunal imaginaire présidé par Claude Villers (surnommé le « Massif central » par Desproges).

 

L'émission connut un succès incontestable, et les personnalités invitées à passer en jugement furent nombreuses, dont : Pierre Perret le premier invité, Frédéric Mitterrand, Renaud, Daniel Cohn-Bendit, Jacques Séguéla, Guy Bedos, Yannick Noah, Coluche, Léon Zitrone ou Jean-Marie Le Pen.

 

Certaines émissions furent réalisées par Claude Berri.

 

Le « procès » commençait par une présentation de l'invité, présenté comme « prévenu », et « interrogé » par le président du tribunal Claude Villers.

 

Le prévenu était par la suite attaqué par le Ministère public, représenté par « le procureur de la République Desproges française », alias Pierre Desproges. Le début de ses réquisitoires, souvent identique (avec quelques variations), est resté célèbre : « Françaises, Français ; Belges, Belges ; mon Président-mon chien ; monsieur l'avocat le plus bas d'Inter ; mesdames et messieurs les Jurés ; public chéri, mon amour ! », parfois complété de « Bonjour, ma colère ! Salut, ma hargne ! Et mon courroux, coucou ! », ce dernier mot étant repris en chœur par le public.

 

Avec le temps, Desproges alla jusqu'à ignorer totalement dans ces réquisitoires les invités de l'émission du jour, pour partir dans de longs exposés sur des sujets aussi divers que le cassoulet toulousain, la recette du cheval-melba, le cancer ou sa dernière quittance de gaz. Le tout était invariablement ponctué d'allusions dénigrantes envers Luis Rego concernant ses origines portugaises, ses compétences « d'avocat pourri d'office »b ou sur sa Tata Rodriguez que Desproges soupçonne qu'elle lui envoie des colis en « paquet-fado », et conclu généralement par la formule rituelle : « Donc, l'accusé est coupable, mais son avocat vous en convaincra mieux que moi ».

 

Les « prévenus » étaient par la suite défendus par Luis Rego, l'avocat « le plus bas d'Inter ». Luis Rego alternait les digressions et les thématiques loufoques, comme des parodies de jeux radiophoniques, des fiches bricolages improbables, etc.

 

Des « témoins » pouvaient être entendus — comme Guy Bedos lors du procès de Coluche —, l’émission se terminant par la dernière parole, donnée pour sa défense au « prévenu ».

 

Un accompagnement musical, pour la chanson qui entamait chaque émission et des improvisations ponctuant les propos des uns et des autres, était joué au piano par Georges Rabol qui, comme le dira Pierre Desproges au cours du procès de Jean-Marie Le Pen : « Je le précise à l'intention des auditeurs qui n'auraient pas la chance d'avoir la couleur, est presque aussi nègre que pianiste ».

 

Conclusion invariable de l'audience, l'accusé était soit condamné à interpréter une chanson de son choix, soi

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