Lettre autographe de l'Agronome MATHIEU de DOMBASLE (Nancy,

80 €

Logo

Report this ad


Postcode:
31000
City:
Toulouse

Lettre autographe signée, datée de Paris le 13 décembre 1821,

de l'Agronome Christophe-Joseph-Alexandre MATHIEU de DOMBASLE (Nancy, 1777-1843),

fondateur de la ferme de Roville (Meurthe-et-Moselle).

1 feuillet, 24 x 18,5 cm

§!!!!!!!!!!!!!§


Christophe-Joseph-Alexandre Mathieu de Dombasle, couramment C.J.A. Mathieu de Dombasle ou simplement Mathieu de Dombasle, né à Nancy le 26 février 1777 et mort le 27 décembre 1843 dans la même ville, est un agronome, précurseur de l'enseignement supérieur agricole français. Surnommé par ses contemporains « le meilleur laboureur de France », il fonde une « ferme exemplaire » à Roville, qui sera bientôt imitée, et une fabrique d'instruments aratoires qui connut un réel succès.


Biographie
La vie
Le grand-père, Nicolas Mathieu, anobli par lettres patentes données au château de Lunéville, le 8 décembre 1724 par Léopold Ier de Lorraine, fut successivement trésorier de l'Hôtel de Lorraine, receveur général puis grand-maître des Eaux et forêts du duché de Lorraine, charge dont hérita l'aîné de ses six enfants, puis à la mort de celui-ci son plus jeune fils Joseph-Antoine Mathieu. Ce dernier, qui est aussi le père de Mathieu de Dombasle, acquit la terre de Dombasle dont le nom fut ajouté au sien suivant l'usage de l'époque. La Révolution le prive de sa charge et donc d'une partie de ses revenus mais ne l'obligea pas à fuir car « il ne tenait pas assez au régime politique qui s'écroulait pour faire cause commune avec lui, pas assez non plus au régime qui commençait pour se mêler à aucun des mouvements de cette époque agitée ». Époux de Marie-Marthe-Charlotte Lefebvre de Monjoye, le couple eut huit enfants dont cinq survécurent (trois fils et deux filles), avant que celle-ci ne décède prématurément en 1791.

Mathieu de Dombasle est l'aîné des trois fils. Il fait ses premières études près de ses parents, puis entre à 12 ans au collège de Saint-Symphorien, tenu à Metz par les Bénédictins, mais la dispersion des ordres monastiques par l'Assemblée nationale en 1790 et la suspension des établissements d’instruction publique, sous la Terreur, viennent contrarier ses études. Il s’adonne alors aux beaux-arts, lit beaucoup et s'intéresse à la chimie. Bien que la famille de Mathieu de Dombasle ait échappé jusque-là aux persécutions, l'ex Grand-maître des Eaux et forêts juge sans doute plus prudent en 1795 de donner des preuves de son patriotisme et fait prendre du service à son fils aîné, en qualité de simple comptable dans les équipages qui assiègent la capitale du Luxembourg. Mathieu ne prend part à aucune action militaire et, six mois après son incorporation, il rentre dans ses foyers peu après, le père Vaultrein, un jésuite qui venait de rentrer en France à la suite de longs voyages, est chargé de donner le complément d'éducation qui manque encore aux fils Dombasle. En 1801, Mathieu de Dombasle fait un voyage à Paris où il est atteint de la petite vérole qui le marque physiquement, avec une perte d’acuité visuelle. L'année suivante, il est victime d'un accident lors duquel la roue en fer d'une voiture lui passe sur la jambe : il boitera toute sa vie. Cette succession d'évènements malheureux le rendit « taciturne et l'éloigna du monde ».

« Il était d'une stature élevée. Il marchait toujours la tête inclinée en avant parce que sa vue était mauvaise ; ses yeux noirs avaient peu d'éclat, mais sa physionomie grave, pensive, indiquait qu'il se complaisait dans les travaux intellectuels »

— Gustave Heuzé, Journal d'agriculture pratique, 1894

En 1803 il épouse Françoise-Julie Huyn, fille d’un ancien maréchal de camp qui avait été grand-prévôt. Le couple eut un fils en 1803 et une fille en 1806. À cette période Mathieu étudie les langues étrangères, les sciences naturelles, mathématiques et physiques, la chimie et bientôt l'agriculture. Le décès de Françoise-Julie en 1807, vient mettre un terme à cette courte période de bonheur familial.

Il laisse une fil

For more information, click [view offer] to the right side.