Disque vinyle Petites histoires de la grande chanson 4

15 €

Logo

Report this ad


Postcode:
18310
City:
Dampierre-en-Graçay

L'AVANT-GUERRE 

est très facile de S'installer dans le bonheur Autour des 

annees trente personne ne pouvait soupçonner l'horrible 

catastrophe qui pesait sur nos tétes_ tt y avait tant de 

les restaurants à prix fixe 

choses a découvrir Citons 

(4,50 F : un un plat de viande. des légumes. 

un fromage. un dessert. un quart de vin, du pain à discré- 

service compris : te cinéma 

tien. une serviette de tone 

parlant et chantant (quelquefots en couleur) un réseau de 

radiodiffusion d Etat et privé à la portée de tous (le chic 

suprême était de posséder un poste - plus bruyant que 

celui du voisin . par 'es sous d'été, toutes fenêtres ouvertes. 

c'était une cacoohonte 

Enfin. en 1926. le phonographe gagnait ses lettres. de 

nootesse. grâce à cette oreille ultrasensible : le micro- 

phone. Georges Duhamel (de l'Académ•e française S'était 

permis d ecnre. paraphrasant La Fontaine . 

• Et. pour comb'e d'horreur, les machines parlèrent. - 

Il est toujours dangereux de s'emparer de la parole d'un 

tabuhSte Duhamel était encore resté à ces volubilis de 

co•vre qui restttument la voix humaine affectée d'un éternel 

coryza. 

L'enregistrement électrique transforma une machine impar- 

farte depu•s sa naissance (près d'un demi-siècle de 1877 

à 1926. faites le compte) Des appareils portatifs et des 

meubles de grand luxe devinrent le - joujou des amateurs 

de musique et de chansons. Enfin on entendait « les bas- 

ses La voix et les instruments parvenaient à notre oreille 

d'une 'acon normale. Chaque semaine. chaque mois. cha- 

que annee apportatent un perfectionnement à cette invention 

fabuleuse. Le - phono était entré dans les mœurs. Le dis- 

que devenait une pâture quotidienne. La chanson allait 

connaitre un moyen d'expansion extraordinaire. A l'ère du 

m crosillon. il est difficuie d nmaginer l'importance de cet 

événement. Il sortait sur te marché plus de cent disques 

78 tours chaque mois La nouvelle machine avait besoin 

de nouveaux artistes à broyer. Les vétérans enregistraient 

d'ailleurs à tour de bras. Le music-hall fetgnait d'ignorer 

cette révolution technique : il avait déjà assez à lutter 

contre son concurrent. le cinéma sonore. parlant et chan- 

tant ! Pendant ce temps. on vendait des disques électri- 

ques- par plusieurs dizaines de milliers par mois. Cest 

tout cela qui va revivre sur ce microsillon. car c'est le 

reflet de la dernière décade des années heureuses. 

FACE A 

Y a d' la joie (Maurice Chevalier) 

Méme les débutants étaient enregistrés. Moysès. le patron 

du Bœuf sur le Toit avait engagé deux duettistes : Char- 

les et Johnny. Ces inconnus avatent un contrat phonogra- 

phique. comme tout le monde. On demanda à Maurice Che- 

val.er de recevoir celui des deux qui s'appelait Charles, 

car il avait une chanson à lui présenter. 

Le rendez-vous fut pris. raconte Chevalier. et je vis arriver 

un grand jeune type qui se présenta sous le nom de Char- 

les Trenet. Il avait vingt ans. Mélange de timidité émue et 

de culot. il s'enhardit et me chanta une chanson dont le 

ton nouveau de poésie loufoque me surprit et m'intéressa- 

C'était Ya d la joie. J'avais là quelque chose de jeune. 

neuf et fort. Et quand je la chantai au Casino ce fut une 

explosion d'applaudissements. 

Charles Trenet était lancé par personne interposée. 

J'ai deux amours (Michèle Claverie) 

Vincent Scotto avait prévu l'offensive. Et il s'était servi, 

pour parer les coups de la concurrence. du seul monstre 

sacré du music-hall qui pouvait étre opposé à Chevalier et 

à Mistinguett : Joséphine Baker. 

Joséphine dissimulait mal les formes sculpturales de son 

corps sous son léger costume de répétition, écrit Jacques- 

Charles qui fut le premier à l'engager à Paris. Elle étai' 

d'autre part douée d'une très jolie voix dans le genre de 

celle d

For more information, click [view offer] to the right side.