Disque vinyle Petite histoire de la grande chanson les année

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18310
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Dampierre-en-Graçay

LES ANNÉES FOLLES 

Le 11 novembre 1918, la dernière guerre s•est évanouie 

grand rentort d'hymnes patriotiques La nouvelle a déferlé 

dans un torrent d'encre sur te papier gras des journaux. 

A Paris. on ne s•est jamais tant embrassé que ce jour-là. 

Dans une explosion de joie, on oubliait les Gothas. la 

Bertha. tes baraques Vilgrain où ron distribuait. après des 

queues interminables. des haricots et des lentilles qui ne 

voutatent pas cuire. Le cauchemar était fini. Les poilus 

allaient rentrer. On voulait juste se souvenir de Nénette 

et Rintintin deux petits fétiches de laine que l'on envoyait 

aux soldats pour leur porter bonheur. 

Les annees folles - pouvaient venir elles allaient durer 

thés-tangos aux lumières 

de à 1930. Après les - 

tamisées de la rue Daunou. on se mit à vivre le temps 

du charleston s. La mode était aux meubles et aux robes 

de Paul Poiret. aux sautoirs de verroterie, aux chapeaux 

cloches. aux longs fume-cigarette de galalithe. ancêtre de 

la matière plastique. et à la ceinture de bananes qui voilait 

la nudité sauvageonne de Joséphine Baker au cours de sa 

première apparition au Théâtre des Champs-Elysées. 

Sur le plan chansonnette. Yvette Guilbert avait jeté, dés 

1913. un cri d'alarme : 

• On fabrique actuellement des chansons boulevard de 

Strasbourg comme on fabrique des meubles faubourg Saint- 

Antoine. C'est. à nen pas douter. une industrie productive. 

trop productive méme puisque le public n'a pas le temps 

d'établir un choix scrupuleux. A peine a-t-il commencé de 

— et rarement il se trompe, car l'agora est 

retenir un air 

— qu'un nouveau refrain lui 

meilleur juge que "aréopage 

sonne aux oreilles inlassablement : alors il ne réàgit plus 

et se contente d'étre un simple phonographe qui enregistre 

tout ce qu'il entend, sans essayer de discerner le bon du 

Par réaction, peut-étre. contre cet état de choses. escaladant 

la rampe de la revue à grand spectacle et du music-hall 

naissant. la chanson devint populaire et passa dans la rue. 

Ce fut le règne de Vincent Scotto, de Daniderff, de René 

de Buxeuil et de Benech et Dumont. Le règne de Nuits de 

Chine. 

FACE A 

Nuits de Chine (Annie Gould) 

Presque toutes les chansons à la mode, celles que l'on 

chante au coin des rues, que l'on fredonne à l'atelier et 

que l'on joue dans les dancings. étaient une des multiples 

créations de Benech et Dumont. Romi nous conte l'histoire 

heureuse de ce duo auteur-compositeur : 

F.-L Benech. compositeur et éditeur. est installé passage 

de l'Industrie. Son associé et beau-frère E. Dumont se 

charge d'écrire les paroles de chaque chanson. En 1923, 

leur catalogue comprend cent trente-huit chansons de gen- 

res différents sentimentales, humoristiques, excentriques, 

vécues, dramatiques. orientales, espagnoles, vénitiennes, 

comiques, sociales. réalistes... Benech et Dumont connais- 

sent parfaitement leur clientèle. Ils lui donnent ce qu'elle 

aime et la plupart de leurs refrains se transforment en ren- 

gaines. 

Cinquante ans plus tard. certains de leurs « succès du 

jour • ne sont pas oubliés et figurent parmi les clas- 

siques : Du grts, Riquita, L'Hirondelle du faubourg, Ne 

rendez pas les hommes fous, La Femme aux bijoux, Tu 

voudrais me voir pleurer, etc. Et surtout ce Nuits de Chine 

qu'Annie Gould chante (fune manière extraordinaire. lui 

redonnant ainsi une seconde jeunesse. 

Titine (Andrex) 

Le véritable • cri du jour. était Je cherche après Titine où 

Andrex déploie aujourd'hui tant de fantaisie et de verve. 

Charlie Chaplin devait immortaliser « Titine» dans Les 

Lumières de la ville. Quand le film sortit en 1930. après 

deux ans de tournage, Léo Daniderff, auteur de la scie 

populaire crut sa fortune faite. Hélas ! il n'en était rien. 

Les droits n'étaient pas protégés en Améri

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