Disque vinyle CLAUDE DEBUSSY LA MER - Jacques Ibert Escales

15 €

Logo

Report this ad


Postcode:
18310
City:
Dampierre-en-Graçay

630.446 

(LM 2111) Artistique 

CLAUDE DEBUSSY 

LA MER 

Claude Debussy pensait que la nature est au-dessus de l'art et à M. Croche, l'anti- 

dilettante, il faisait dire que " voir se lever le 'our est plus utile que d'entendre la 

" Pastorale ". Il ne niait pas, toutefois que la noblesse de I art est de prolonger en nous 

certains aspects de la nature ou de se laisser émouvoir par elle. 

Mais la mer, l'un des plus grands phénomènes naturels, n'offre point, par contraste, 

une facile matière musicale. Elle est trop immense ct variée, toujours multiple en dépit 

des apparences, sans cesse variant de couleur et de mouvement selon les latitudes. Peu 

de compositeurs ont essayé de la surprendre ou de la décrire et seules quelques belles 

" Marines " demeurent dans notre souvenir, entre lesquelles on peut citer, les ouvertures 

des Grottes de Fingal ou du Vaisseag Fantôme, certaines pages de La toxr de feu, la mduvante 

l'océan et le prélude de Sadko. Musicalement, la mer se suffit à elle-même. 

En écrivant son œuvre, Debussy s'est rappelé certainement le désir qu'il avait eu 

d'être marin et de nombreuses impressions recueillies au bord de la houle, spectacle qui 

lui fut toujours cher. On ne doit pourtant pas chercher dans ce triptyque — 

ce qu'on 

une application musicale de l'impressionisme, celui-ci tout au 

voulut voir d'abord 

plus valable qu'en raison de certaines apparences. 

C'est une mer vue du rivage dont on trouverait la signification symbolique dans la 

vague japonaise d'Hokousaï qui devait illustrer la partition originale. Elle est une sym- 

phonie en trois mouvements dont les titres n'ont aucune valeur de programme. Les premiers 

auditeurs, en octobre 190$, s'y trompèrent naturellement, espérant quelque peinture 

sonore aux images conventionnelles. C'est seulement quelques années plus tard que 

Debussy, conduisant lui-même son œuvre, en imposa l'étrange beauté. 

Claude de France, comme l'appelait d'Annunzio, a traduit merveilleusement ce qu'il 

devait ressentir : les pulsations du ciel et de l'eau, les jeux du vent, leurs insaisissables et 

mystérieux effets dont parfois la palpabilité semble si surprenante. Debussy n'a pas cru 

nécessaire d'y faire sentir la présence de l'homme dont la grandeur s'oppose à celle de 

l'infini marin. Et on le lui reprocha également. Mais la triple évocation prend ainsi sa 

valeur extra-humaine. 

Après avoir d'abord porté le titre : Mer belle aux Iles Sanguinaires 

le premier 

mouvement s'appela plus poétiquement : " De l'aube à midi sur la mer ". Chatoiements 

et lumières. Le deuxième mouvement, Jem- de V aguis, décrit, évoque plutôt, les rythmes 

incessants et divers de la houle. Le dernier, Dialogue du vent et de la mer, célèbre magique- 

ment le langage des deux éléments. Debussy savait écouter le vent d'Ouest ! 

En 1905, on aurait dû remercier notre grand musicien français de n'avoir pas voulu 

recommencer Pelletas et Mélisande. Ce que ne firent pas, naturellement, les premiers audi- 

teurs. Il a, pourtant, dans l'œuvre célèbre, deux brèves lueurs qui témoignent déjà de 

l'envoûtante beauté marine : la scène de la Grotte et le chant des matelots à bord d'un 

navire qui s'éloigne. Homme libre, Debussy a toujours chéri la mer. 

630.446 

(LM 2111) Artistique 

JACQUES IBERT 

ESCALES 

Si la mer de Debussy n'a pas de latitude définie, celle vue et entendue dans ses ports 

par Jacques Ibert est essentiellement méditerranéenne. La suite d'orchestre Escales a, en 

effet, été inspirée par le souvenir de trois escales faites au cours d'une croisière en Médi- 

terranée, au cours de l'année 1922. L'œuvre fut exécutée peu après, par les Concerts 

Lamoureux, sous la direction de Paul Paray. Le succès fut immédiat et a fait essentiellement 

la renommée du compositeur français, si bien que celui-ci devait dire un jour : 

J'ai écrit 

v

For more information, click [view offer] to the right side.