Disque vinyle 168.004 Swing de Paris Django Reinhardt

15 €

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18310
City:
Dampierre-en-Graçay

DJANGO REINHARDT 

STEPHANE GRAPPELLY 

avec le Quintette du Hot Club de France 

168.004 

MÉDIUM 

En mai 1953, on pouvait lire en manchette des journaux et des 

revues de jazz : Diango est mort Pas un amateur de jazz, à Paris, 

à Londres à Tokyo ou à New York, n'avait besoin d'un nom patr()- 

nymtque pour savoir qui était concerné par cette triste nouvelle. 

II y avait de cela quarante-trois ans, un garçon nommé Jean 

Reinhardt naissait parmi les caravanes d'une famille de gitans installée 

pour la nuit, dans un champ, au voisinage d'un petit village belge, 

Li berchies. 

Au cours des années qui suivtrent, ce jeune gitan, sans aucune aide 

publicitaire, allait devenir l'une des figures les plus célèbres, les plus 

aimées, les plus respectées du monde de la musique. De Constant 

Lambert, habile chef d'orchestre et compositeur britannique à 

Duke Ellington, le grand jazzman américain, du guitariste classique 

Segovia au Modern Jazz Quartet, tous reconnaissaient et appréciaient 

son talent sans pareil. 

Sa jeunesse se passa à sillonner les routes de l'Europe occidentale 

dans les roulottes familiales, puis à camper aux abords de l'agglo- 

mération parisienne. Dès dix ans, il jouait du violon, du banjo et de la 

guitare dans les dancings, les cafés et sur les trottoirs de Paris ; 

bientôt les musiciens s'aperçurent qu'il existait un guitariste enfant 

phénomène. 

A dix-huit ans, il fut sérieusement brûlé dans un incendie de rou- 

lotte. Pendant un moment, son côté gauche fut paralysé et son bras 

et sa jambe menaces d'amputation. Il refusa l'opération et lutta 

pour retrouver l'usage de ses membres, mais conserva cependant 

deux doigts paralysés, le médius et l'annulaire de la main gauche. 

Cloué à l'hôpital durant un an et demi il se fabriqua une technique 

particulière de la guitare, lui permettant d'utiliser ces deux doigts 

pour les accords. Et néanmoins, malgré ces difficultés D. Reinhardt 

ne trouve pas de rival parmi les autres guitaristes. En vérité, et la 

différence de bien des musiciens, la technique n'était pas pour lui un 

but en soi. Elle ne lui servait qu'à exprimer ses extraordinaires dons 

d'invention mélodique, et la sensualité et le lyrisme qu'il mettait 

dans chaque phrase, dans chaque note dirait Johnny Hodges, vibraient 

comme un cri, coulaient comme une larme. 

r. CHASING SHAI)OWS (Davis; Silver) (B) 

2. THE MAN 1 LOVE (G. & l. Gershwin) (H) 

3. ULTRAFOX (Reinhardt; Grappelly) (A) 

4. IMPROVISATION (Reinhardt) (E) 

5. UNDECIDED (Shavers; Robin) (F) 

6. PLEASE BE KIND (Cahn; (.hapl,n; Jamblan; 

Herpin) (D) 

Made in Fronce 

Imp. ACE'/ 

Photo : X 

DISQUE RÉALISÉ PAR RAYMOND WARE 

Sa technique phénoménale prenait du lustre grâce à la sensibilité 

de ses idées. Si Diango avait su lire et écrire la musique, il eut pu 

devenir un compositeur symphonique prolifique. En fait, il compo- 

sait seulement à travers sa guitare. Sa Messe gitane pour orgue, 

chœur et orchestre fut tirée, partie par partie, de sa guitare et exécutée 

après sa mort. Sa symphonie. Manoir de mes Rêves fut achevée 

mais l'unique manuscrit a disparu. 

Par son propre jeu, et spécialement par ses improvisations de jazz, 

il était capable d'exprimer des idées musicales profondes et révo- 

lutionnaires. Chaque fois, il trouvait autre chose. Jamais un arrange- 

ment ne fut joué deux fois de la même façon. Pour Diango, la musique 

fut toujours la chose la plus importante de sa vie ; il l'aimait plus encore 

que sa famille, ses peintures, ses conversations nocturnes, la pêche, 

le billard ou tout sport ou tout jeu réclamant doigté et coup d'œil. 

— il n'y 

Il gagnait, parfois, énormément d'argent, parfois très peu 

attachait pas grande importance. L'argent disparaissait vite : il le 

dépensait, le donnait, le jouait. Son goût invétéré du jeu ne portait 

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